Depuis le 1er avril 2010, une nouvelle salle d’escalade a ouvert ses portes à Dijon : Cime Altitude 245.
J’ai profité des vacances de Pâques pour aller tester les lieux, voici donc mes impressions (qui n’engagent que moi !).
1er contact

Vue d'ensemble de la structure
Il faut savoir qu’en dehors du club, je ne grimpe pas beaucoup. Je ne connais donc « que » la salle de Chevigny, et les photos de MurMur Lyon que j’ai pu voir sur Internet.
Et donc en arrivant dans cette nouvelle salle, je m’attendais à voir des prises partout, des structures dans tous les sens … et bien non. Mais cette salle est trompeuse !
Quand on arrive dans la salle, on se retrouve face à une structure d’une hauteur de 13m. Au premier abord, on se dit « mouais, c’est haut, mais y’a pas beaucoup de voies ».
Et là, c’est une erreur de débutant que je fais …
Découverte de la structure
Bon, je regarde rapidement les voies installées : j’en vois au moins 20 … OK, donc en fait, y’a de quoi faire ! Minimum 20 voies, ça fait donc 40 grimpeurs dans la salle. Mais ce n’est pas tout : le truc, c’est qu’on peut grimper partout, sur cette structure, car la partie cachée offre elle aussi des voies …
Donc là, je ne compte plus les possibilités. Rien que sur la structure, y’a de quoi s’amuser pendant plusieurs heures, sans compter la salle de bloc !
La structure en détails

L'arrête droite de la structure
OK. Y’a plein de voies. Mais y’a aussi et surtout le choix de la difficulté et du type de grimpe : voies verticales, devers, toit, arrêtes : y’a de tout, depuis le 3C jusqu’au 8B, si j’ai bien vu.
Au niveau matière, la structure agrippe à mort ! C’est génial pour faire des pas d’adhérence. Ca accroche tellement que je pense qu’on doit pouvoir faire les voies verticales sans poser les pieds sur les prises. Bon, par contre, ça use les chaussons, et en cas de chute, mieux vaut éloigner vite fait les mains du mur !
Allez, on grimpe !

Petit aperçu du toit
En 3 séances là bas, j’ai pu essayer pas mal de choses. Ce qui est sympa, pour un grimpeur comme moi, c’est que les voies sont cotées, et donc ça permet de connaître plus précisément son niveau.
Jusque là, le mieux que j’avais fait, c’est un 6A en falaise. Sur le mur de Chevigny, il n’est pas évident de connaître avec exactitude son niveau.
Ce qui change le plus par rapport à « notre » mur, c’est la hauteur. C’est bête à dire, mais mon corps était habitué aux 7m du club. Mes bras ont rapidement senti la différence !
Echauffement dans un 5B. Pas de soucis. Là, j’attaque un 6A en vertical. Début de voie facile, et arrivé à mi-hauteur, paf ! Des signes de fatigue. A la fin de la voie, j’avais les doigts crispés. Et pourtant, techniquement, je n’avais rencontré aucune difficulté.
Ce sentiment de manque d’endurance, je l’ai ressenti tout le long de ma première séance dans la salle. Mais quel plaisir de sortir un 6B à bout de force !
J’ai testé pour vous

Jolie vue du devers, qui comporte des voies en 8A et 8B
Voie verticale, petit dévers, arrête, il n’y a que le toit et le gros dévers que je n’ai pas encore testé.
Pour mon niveau, il y a vraiment de très belles voies, dont celles des deux arrêtes principales. (Etienne : ton 6B+, je l’ai enchainé à vue direct ! Et toc !)
D’ailleurs, en parlant de niveau, j’aborde là le seul point qui me pose soucis dans cette salle : la cohérence des cotations.
Avec ma faible expérience, j’ai l’impression que toutes les voies ont été cotées uniquement sur le côté technique, sans prendre en compte le côté physique.
Exemple : j’ai réussi à enchainer à vue un 6C+ vertical. Même qu’à la fin, je me suis dit qu’en terme de difficulté technique, je devrais pouvoir tenter le 7A.
Par contre, dans les parties en dévers, je me suis trouvé à galérer dans un 5C ! Bon, ok, j’avoue, ce jour là, c’était ma première séance là-bas, et j’avais déjà 4 ou 5 voies dans les bras. Maintenant, après 3 visites sur le mur, je suis un peu plus habitué, et j’ai réussi à sortir un 6B+ en dévers.
N’empêche que d’un point de vue technique, j’ai l’impression que certaines cotations ne sont pas encore bien établies.
Les deux principales voies sur les arrêtes sont côtés 6B+ et 6B. Et pourtant, j’ai sorti plus facilement le 6B+. Bon, c’est vrai, le 6B est plus long, donc il faut plus d’endurance. Ou alors, c’est la morpho des voies qui est vraiment différente … faudra demander l’avis des grimpeurs plus expérimentés : messieurs les dirigeants du club, à vos chaussons !
Et les tarifs et horaires, tout ça ?
Le tarif, si vous avez la licence (et avec le club, on l’a) c’est 6€ l’entrée (sinon, c’est 9€), avec accès à la structure et à la salle de bloc.
Y’a des vestiaires, et tout ce qu’il faut sur place.
Il y a aussi la possibilité de louer du matériel à la séance (baudrier, chaussons, huit, mousqueton, etc.)
Les horaires, c’est simple : ouvert tout les jours, entre midi et deux, et à partir de 16h jusqu’à 20h mini.
Après, y’a des horaires spéciaux les mercredi, samedi/dimanche (journée continue), et en période de vacances scolaires.
En conclusion
Personnellement, avoir une salle comme ça si près de chez moi, c’est vraiment génial ! N’ayant pas assez de matos pour aller en falaise, je pourrais facilement trouver quelqu’un pour aller grimper en salle.
L’ambiance est sympa, la salle est peu bruyante, et on y trouve toujours du monde pour grimper.
J’y ai déjà fait 3 séances, et je pense me prendre un abonnement pour 12 entrées.
Pour finir, vous trouverez toutes les infos que vous cherchez sur le site officiel : http://www.cime-dijon.com/
N’hésitez pas à laisser vos impressions et vos avis dans les commentaires.
Pour info : les photos ont été prises le jour de l’inauguration.